L'apparition d'une crise d'asthme chez un enfant est souvent angoissante pour les parents car il est parfois difficile d'évaluer le degré de sévérité de la crise en cours.
Face à une crise d'asthme a priori modérée, la première réaction consiste à ne pas attendre pour administrer le bronchodilatateur inhalé habituellement prescrit par le médecin. Il faut rappeler qu'il ne faut pas faire inhaler plusieurs bouffées à la fois dans une chambre d'inhalation, mais qu'il vaut mieux faire inhaler tout d'abord une première bouffée, attendre 8 à 10 inspirations, puis recommencer avec une deuxième bouffée, et ainsi de suite.
Par ailleurs, il ne faut pas hésiter à appeler le médecin ou les urgences dès lors que la crise ne passe pas rapidement.
Si les symptômes persistent, le médecin prescrira alors de continuer les bronchodilatateurs en les associant à des corticoïdes par voie orale (gouttes, comprimés) pendant un à quelques jours. Il faudra alors surveiller étroitement l'enfant. Si les doses prescrites par le médecin semblent malgré tout insuffisantes, s'il faut augmenter la fréquence et le nombre d'inhalation de bronchodilatateurs, il faudra alors appeler en urgence le médecin ou le 15 (ou le 112).
Si la crise semble d'emblée être grave, le traitement consistera en l'inhalation répétée de bronchodilatateurs et le plus souvent en une injection sous-cutanée de bronchodilatateur faite par le médecin appelé en urgence. Celle-ci sera renouvelée si nécessaire au bout de 30 minutes, tandis que l'enfant pourra être transporté médicalement sous oxygène.
Chez le nourrisson, les crises d'asthme sont souvent déclenchées par une infection virale ou par la tabagisme passif. Un nez qui coule et/ou une toux qui persiste, une fréquence respiratoire qui augmente constituent des signes d'alerte et peuvent conduire à renforcer le traitement de l'asthme.
Parfois, des difficultés d'alimentation, des « fausses routes » (le nourrisson avale de travers), des vomissements de glaires peuvent s'accompagner d'une détresse respiratoire liée en partie à la fatigue musculaire et à l'épuisement rapide. Là encore, il ne faut pas hésiter à appeler le médecin ou les urgences.
