Cette idée fausse repose certainement sur le fait que certains enfants, dont la famille a un terrain atopique, commencent par souffrir d’un eczéma ou d’une allergie alimentaire, qui font place à un asthme avant de n’avoir plus qu’une rhinite allergique après la puberté : c’est ce que l’on appelle la « marche allergique ».
Et cela ne signifie pas pour autant que l’asthme ne puisse pas réapparaître ultérieurement.Par ailleurs, les modifications hormonales que l’on observe au cours de la vie (puberté, grossesse, ménopause) peuvent modifier l’expression de l’asthme.
Il reste que l’asthme ne disparaît réellement à la puberté que dans seulement 5 % des cas. Aussi, cette croyance peut être préjudiciable à l’enfant dans la mesure où elle peut ne pas motiver les parents à traiter leur enfant, persuadés que « ça va passer ». Or, si l’enfant n’est pas suffisamment traité et suivi, il risque de voir son asthme s’aggraver et être hospitalisé du fait des crises.
