Un sifflement suspect à chaque fois qu'il riait et le besoin d'économiser sa parole lors des réunions de travail, c'est ce qui a poussé Vincent, 51 ans à consulter, c'était il y a dix ans.
« J'ai vu un pneumologue qui m'a dit : c'est bien que vous veniez me voir maintenant, car il y a des gens qui viennent consulter tardivement après les premiers symptômes…, seulement quand ils sont fatigués d'avance à l'idée d'aller chercher leurs chaussettes dans leur chambre… »
Vincent a dû arrêter de fumer. Il a toujours un traitement de secours sur lui en cas de crise et évite soigneusement certains lieux poussiéreux. « Parfois, il m'arrive de m'asseoir sur une chaise en textile et si un nuage de poussière se soulève, ça me déclenche une crise. Je dois juste faire attention à cela, mais sinon je ne prends pas de précaution particulière. »
Pas de précaution, mais un traitement régulier : de la cortisone matin et soir, et un asthme bien contrôlé, ce qui lui permet d'oublier la maladie. « Je nage beaucoup, je fais de la marche, du vélo et je cours 10 km en moyenne au moins trois fois par semaine. Je me rends compte qu'en pratiquant tous ces sports, j'ai confiance en mon souffle et je n'ai aucune appréhension par rapport à l'effort physique ».
