La mauvaise réputation de la cortisone est due aux conséquences de ce traitement, dès lors qu’il est prolongé, utilisé par voie orale ou par voie injectable, à des doses qui sont sans comparaison avec celles employées dans les médicaments inhalés dans l’asthme.
À titre d’exemple, les comprimés de cortisone sont dosés en milligrammes, les inhalateurs sont dosés en microgrammes, soit 1 000 fois moins !
Certaines personnes refusent d’utiliser leur traitement de fond par peur de la cortisone, mais font des crises plusieurs fois dans l’année. Pour venir à bout de ces crises, leur médecin est parfois obligé de leur prescrire un traitement à base de comprimés de cortisone pendant une période courte (généralement une huitaine de jours). Les doses de cortisone alors reçues sont beaucoup plus importantes que celles qu’ils auraient absorbées avec un traitement inhalé !
En d’autres termes, la « corticophobie » liée au traitement de fond dans l’asthme est injustifiée.
Certes, les corticoïdes inhalés peuvent être à l’origine de quelques effets secondaires, le plus souvent locaux, évitables dès lors que l’on se rince la bouche après les prises.
Les corticoïdes inhalés sont les médicaments dont l’action anti-inflammatoire locale sur les bronches a transformé la vie des asthmatiques.
