Près d’un adolescent sur quarante souffre d’allergie alimentaire. Or, un grand nombre de ceux qui subissent un choc anaphylactique meurent du fait que l’injection d’adrénaline a été effectuée trop tardivement ou n’a pas été faite.
Une enquête a été réalisée au Royaume-Uni chez 188 jeunes (13 à 19 ans) présentant une allergie alimentaire qui nécessite une prescription d’adrénaline auto-injectable. Le questionnaire a abordé aussi bien le type d’aliments, l’adhésion aux recommandations, le nombre d’accidents sévères vécus, le nombre de fois où l’adrénaline a été utilisée, les connaissances sur la prise en charge d’un choc anaphylactique, la fréquence du port de la trousse d’urgence que la capacité d’utilisation de l’auto-injecteur.
Les allergènes alimentaires les plus fréquents étaient les noix et l’arachide. L’adhésion aux recommandations n’était parfaite que pour 16 % des personnes interrogées. En fait, l’adhésion des adolescents était d’autant plus importante qu’ils faisaient partie d’un groupe de soutien, disposaient d’un plan d’action écrit, qu’ils percevaient l’allergie alimentaire comme plus sévère, et qu’ils n’éprouvaient pas de difficultés à utiliser le médicament.
- Jones CJ et al. Factors associated with good adherence to self-care behaviours amongst adolescents with food allergy. Pediatr Allergy Immunol 2015 ; 26 : 111-8.

